lofer


lofer

lofer [ lɔfe ] v. intr. <conjug. : 1>
• 1771; de lof
Mar. Faire venir le navire plus près du vent en se servant du gouvernail; venir au lof, au vent. Mouvement du bateau qui lofe. auloffée.

lofer verbe intransitif (de lof) Venir plus près du lit du vent. ● lofer (expressions) verbe intransitif (de lof) Lofe !, commandement pour mettre la barre sous le vent, de sorte que le navire vienne au vent.

lofer
v. intr. En parlant d'un navire, venir à un cap plus rapproché de la direction d'où souffle le vent.

⇒LOFER, verbe
MAR. Diriger le gouvernail et manœuvrer, si nécessaire, les voiles de façon que le navire ,,fasse avec la quille, et par l'avant, un angle moins ouvert avec la direction du vent qui souffle`` (BONN.-PARIS 1859). Expr. synon. aller au lof. Lofer en douceur; lofer à la risée. Il fallut lofer encore. John remit la barre dessous et brassa en pointe. Les brisants se multipliaient sous l'étrave du brick, et il fut nécessaire de virer vent devant pour reprendre le large (VERNE, Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 40). Une frégate lofe au souffle de la mer (FRANCE, Poèmes dorés, 1873, p. 46). On lofait et gouvernait au plus près pour s'écarter des îles (CENDRARS, Dan Yack, Plan de l'Aiguille, 1929, p. 51).
Lofe, lofez! Ordre au timonier. (Voir VERNE, Île myst., 1874, p. 334).
Prononc. et Orth. : [], (il) lofe []. Ac. 1835-1935 : lofer (cf. aussi LITTRÉ, ROB., Lar. Lang. fr.) mais Lar. encyclop. : lofer ou loffer. Dict. de mar. : loffer. Docum. XIXe s. : lofer ou loffer (ex. de SUE, Atar-Gull, 1831, p. 3 : Et vous, la barre sous le vent... loffez... loffez...). Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop., var. auloffer, oloffer. Étymol. et Hist. 1771 (Trév.). Dér. de lof; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 10. Bbg. LA LANDELLE (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, pp. 170-171, 242, 331.

lofer [lɔfe] v. intr.
ÉTYM. 1771; de lof.
Mar. Faire venir le navire plus près du vent en se servant du gouvernail; venir au lof, au vent. || Lofer en douceur.
1 (…) il s'écria tout d'un coup :
Lofe, Pencroff, lofe. — Qu'est-ce qu'il y a ? répondit le marin en se levant. Une roche ? — Non… attends, dit Harber… je ne vois pas bien… lofe encore… bon arrive un peu (…)
J. Verne, l'Île mystérieuse, t. II, p. 482.
(1902). || Lofer à la risée : gagner dans le vent durant les grains.
Le sujet désigne le navire. || Mouvement du bateau qui lofe. Auloffée.
2 Ou le bâtiment ne vit rien, ou il se hâta de fuir l'îlot dès qu'il l'aperçut.
À deux heures et demie, il lofait légèrement et s'éloignait dans le nord-est.
Une heure après, il n'apparaissait plus que comme une vapeur blanche, et bientôt il avait entièrement disparu.
J. Verne, le Pays des fourrures, t. II, p. 309.
CONTR. Abattre.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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